Ballet national du Canada : Casse-noisette sur grand écran

Ballet national du Canada
Keiichi Hirano et Stacey Shiori Minagawa avec les artistes du ballet CASSE-NOISETTE
Photo : Bruce Zinger
Histoires d'artistes
Création, production, diffusion : c'est le cheminement critique de toute œuvre. Pour les spectacles d'envergure, les coûts de production exorbitants sont souvent compensés par le prix des billets, au risque de perdre le jeune public ; le public de demain.
Le Ballet national du Canada (Toronto) a peut-être la solution : investir dans le simulcast (contraction de simultaneous broadcasting), une retransmission en direct sur écran géant.
Il a testé la formule lors du gala d'ouverture du Four Seasons Performing Centre for the Arts (juin 2006). Il avait établi un programme très accessible du répertoire classique (Don Quichotte, Romeo & Juliette…) et l'avait diffusé en simultané au Nathan Phillips Square - l'une des plus grandes places publiques à Toronto - située juste en face de l'Hôtel de Ville. Plus de 3 000 personnes s'y étaient rassemblées ; preuve de l'engouement du public pour la danse… et de son potentiel pour les commanditaires.
À l'hiver 2007, il a modifié la formule grâce au soutien du Conseil des Arts du Canada. Il s'est associé au réseau Cineplex Canada pour présenter Casse-noisette en matinée. Le 22 décembre, le ballet a été diffusé sur 75 écrans du Québec à la Colombie-Britannique aux Territoires du Nord-Ouest auprès de plus de 10 000 spectateurs enthousiastes comme celle-ci de Mississauga « mon amie et moi étions enchantées; nous n'avions encore jamais vu la version réalisée par Kudelka » ou cette autre de Yellowknife « à plusieurs reprises, nous avions l'impression d'assister à cette représentation à Toronto même ».
Le succès de ce projet incite la Compagnie à concevoir d'autres manières de présenter le ballet aux Canadiens résidant dans des régions où il lui serait difficile de se déplacer. Imaginez : il suffira aux familles des petites villes et des communautés reculées de se rendre au cinéma local pour assister à un spectacle avec des danseurs de calibre mondial. Le simulcast, une panacée ?